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Forum Palabre Nord-Sud
et Sud-Sud pour le développement
Atelier 2000
(3 au 7 juillet - CESAO
- Bobo Dioulasso - Burkina Faso)
Les ressources locales
mobilisables par les organisations paysannes
- Denis Pesche, Secrétaire
Exécutif de l'Inter-Réseaux -
On distingue 2 grands
types de ressources locales mobilisables par les OP :
Celles liées au
fonctionnement d’une filière particulière :
Ressources prélevées sur
les opérations en aval de la production (commercialisation, transformation)
: ristournes cotonnières, taxes prélevées sur les
transactions commerciales (vente de bétail en Centrafrique). Ces
ressources dépendent d’accords passés avec des partenaires
de la filière (sociétés cotonnières, interprofession).
Marges prélevées sur la commercialisation
des produits quand celle-ci est gérée par l’OP (vente d’oignons,
de pommes de terre en Guinée),
Marges prélevées sur la transformation
du produit réalisée par l’OP (décorticage du riz)
(ces ressources dépendent directement de l’OP qui calcule et prélève
sa marge).
Apports en nature (produit) en vue d’investissements
collectifs (apports de régimes de palmes pour financer une petite
huilerie pour une coopérative : Côte d’Ivoire)
Fonds de roulement ou avance en intrants
(engrais, semences) octroyé par un opérateur d’aval (acheteur,
transformateur) et marges possibles sur l’utilisation de ce fonds ou de
ces intrants.
Celles reposant sur
des activités conduites par l’OP ou son fonctionnement ordinaire
Activité d’épargne-crédit
(collecte de l’épargne locale, constitution de fonds de réserve)
Activité génératrice
de revenus (autre que celles décrites au point 3).
Vente de services (fournis aux membres
de l’OP mais aussi à d’autres : facturation différente) :
entreprise de puisatiers.
Valorisation de travaux collectifs des
membres (champ collectif)
Cotisation des membres
Parts sociales
A ces ressources locales se combinent
la plupart du temps des ressources extérieures, sous forme de subventions
(ONG, programmes d’aide, pouvoirs publics) ou de crédits.
Compte tenu de l’intitulé de
l’atelier, on s’attachera a analyser des expériences valorisant
explicitement des ressources locales, combinées ou non à
des ressources extérieures et contribuant à renforcer l’autonomie
financière de l’organisation, c’est-à-dire, lui permettant
de dégager des bénéfices qui peuvent être :
immobilisés - transformés
en capital ou augmentation des parts sociales
réinvestis dans les activités
(capital circulant)
utilisés pour le fonctionnement
de l’OP (organisation de réunion, indemnité des responsables
ou techniciens, charges de structures).
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