Grain de Sel n° 28 - Septembre 2004
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L'inter-réseaux
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Editorial et sommaire
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L'invité de Grain de Sel: Daouda Diagne
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- L'interprofession, quel fonctionnement et quels enjeux?
La libéralisation des économies subsahariennes a entraîné un bouleversement radical de l'environnement des producteurs agricoles. Le secteur est passé d'une économie administrée dans un environnement sécurisé à une économie de marché qui, en général, rémunère mieux mais oblige à prendre des risques. Dès lors la gestion des risques devient cruciale. La diversification des productions est une méthode de protection. Une seconde approche consiste à partager le risque ou à le reporter sur d'autres opérateurs dans des organisations économiques. C'est là qu'intervient l'interprofession.
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- Les pièges du transfert de gestion aux organisations paysannes
Le financement dans les filières agricoles a un rôle crucial dans les zones cotonnières, une mauvaise organisation de celui-ci peut compromettre la production et donc le revenu monétaire des producteurs. La libéralisation projetée d'une filière comme celle du coton au Mali illustre les difficultés et les risques des changements. La matière est complexe et les faits présentés peuvent être sujet à controverses. L'objet de cet article est de voir quels sont les pièges d'un transfert de la gestion des intrants aux Organisations Paysannes (OP) dans la filière coton.
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- La solidarité régionale, socle d'une politique agricole ouest-africaine
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DOSSIER : L'appui aux organisations paysannes en question
Dix années d'appui aux organisations paysannes… assez pour prendre du recul, chercher à tirer les enseignements des programmes d'appui, « capitaliser ». Un long travail a été mené par le ministère français des Affaires étrangères (MAE) sur ce sujet. Il débouche sur l'organisation d'un atelier sur le thème « Les stratégies et dispositifs d'appui institutionnel aux organisations paysannes » en collaboration avec le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA), du 8 au 11 juin 2004 à Ouagadougou (Burkina Faso). Si tous les partenaires au développement conviennent de la place des producteurs et de leurs organisations, beaucoup se posent encore la question du « comment faire ? ». Comment faire pour accompagner les organisations paysannes (OP) dans leur diversité et dans leurs nombreuses fonctions ? Représentants d'OP, de structures d'appui, des ministères concernés et bailleurs de fonds ont ainsi réfléchi, échangé, débattu, pendant quatre jours sur la question. Les réflexions existantes, nombreuses, émanent souvent des pourvoyeurs d'appui. Pour aller à l'encontre de ce principe, les organisateurs de l'atelier ont choisi de donner principalement la parole aux acteurs concernés en premier lieu que sont les organisations paysannes. Ce dossier spécial de Grain de sel en est le reflet : il présente, outre une synthèse des échanges et de leur richesse, de larges extraits des réflexions produites par les OP.
- Introduction
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- 1 ère partie : Quelle organisation appuyer et pourquoi ?
Faut-il appuyer les organisations paysannes de base, les intermédiaires, les faîtières ? Commencer par appuyer les activités économiques avec une approche filière ou bien accompagner en premier lieu des fonctions de représentation ? Pour répondre à ces questions, il importe de mieux comprendre les histoires et modes de fonctionnement de ces organisations. Les témoignages de la Fongs au Sénégal, de la Fenop au Burkina Faso, de l'AOPP au Mali et de la Fuprocam au Cameroun prouvent qu'il n'existe pas de recette miracle de l'appui aux OP... Ils sont suivis d'une courte synthèse des travaux de l'atelier sur ce premier thème.
- 2 ème partie : Les organisations paysannes et leur environnement
Pouvoirs publics, secteur privé, collectivités locales, chambres d'agricultures constituent l'environnement des organisations paysannes. Quelles relations entretiennent ces différents acteurs ? La question fut particulièrement discutée lors de l'atelier de Ouagadougou. Des OP camerounaise (Cnop-Cam), burkinabé (Fenop), malienne (AOPP) et béninoises (Udoper, Fupro) évoquent ici l'évolution de leurs relations avec ces partenaires, en lien avec le rôle que des projets d'appui ont pu (ou pourraient à l'avenir) y jouer.- 3 ème partie : Comment appuyer les OP sans les instrumentaliser
« Instrumentaliser » … si le terme est absent du dictionnaire, il n'en est pas moins chargé de sens. « Faire de quelque chose un instrument, l'utiliser, parfois à ses dépens », c'est de cela qu'il s'agit. Dans le domaine de l'appui aux organisations paysannes, l'instrumentalisation est une question cruciale, c'est l'une des dérives les plus courantes de l'appui. Ainsi projet, ONG, bailleurs de fonds, utilisent-ils parfois une OP pour atteindre leurs propres objectifs ou tout simplement pour réaliser les activités prévues dans leurs programmes sans tenir compte de la vision, des priorités des membres et des orientations que ces organisations ont définies.
- Capitaliser et diffuser des expériences paysannes : l'exemple d'Iles de Paix
L'accès à l'information constitue l'une des clés du développement pour toute communauté, la révolution des technologies de l'information et de la communication a encore accentué ce constat. Au Burkina Faso, de nombreuses actions sont ainsi développées dans ce domaine, mais le plus souvent dans les seules zones urbaines. Face à ce constat, l'organisation non gouvernementale Iles de Paix a mis en place un programme de capitalisation et diffusion qui tente d'améliorer l'accès des populations rurales à l'information.
- L'accès des producteurs ruraux aux marchés des villes africaines
La croissance urbaine est telle en Afrique que les marchés de consommation alimentaire se développent à grande vitesse. Face à une demande bien spécifique, les micro et petites entreprises (MPE) agroalimentaires s'adaptent, et deviennent des partenaires importants pour les producteurs ruraux. Mil, sorgho, ignames passeront-ils le cap de l'urbanisation des sociétés africaines ? Les MPE agroalimentaires, si elles parviennent à s'organiser, les y aideront fortement.
- Une politique agricole commune pour l'Afrique de l'Ouest : 6 scénarios pour l'avenir
En décembre 2003, GDS faisait le point sur les politiques agricoles . Mais quelle place reste-t-il pour des politiques nationales dans un contexte d'intégration économique régionale ? L'élaboration de la politique agricole ouest africaine nous offre l'occasion d'orienter notre projecteur dans cette direction.
- Brevets sur le vivant, brevets sur les semences… l'agriculture du Sud en péril
Les brevets sont au cœur de la révolution des biotechnologies. Depuis une vingtaine d'années, le nombre de brevets déposés sur le vivant (gènes, protéines, séquences d'ADN, etc.) ne cesse de croître. Une avalanche qui soulève de nombreuses questions, notamment d'ordre éthique. Comme le témoigne Alain Claeys , « l'appropriation du vivant ne doit pas être considérée de façon isolée mais comme un puissant révélateur du mouvement de marchandisation généralisée qui affecte dans nos sociétés l'ensemble des valeurs patrimoniales, comme celle du nom, de la vie privée ou de l'image ».
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