INTER-RESEAUX
Vos réactions sur l'avenir de l'Inter-Réseaux
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Critiques ou encourageants, vos commentaires sur la question de l'avenir de l'Inter-Réseaux (GDS 17) nous seront très utiles pour faire évoluer de manière plus constructive la personnalité de votre réseau. Continuez à nous écrire afin que les choix qui seront opérés reflètent au mieux vos attentes.
Assez de publi-reportages sur des forums ou des visites de leaders paysans !
J'interviens dans le cadre de la nouvelle orientation que les responsables de GDS se proposent d'entreprendre dans un proche avenir. Ces nouvelles orientations dont j'ai lu les esquisses constituaient déjà mes préoccupations depuis 1998. (…) Voilà du coup qu'on se rend compte que la revue après 7 ou 8 ans de parution, reste toujours dans les champs de coton, de café et de riz des paysans africains, sinon ouest africains !
C'est vrai que les paysans africains ont beaucoup de difficultés d'ordre financier, matériel et technique, mais les autres paysans du monde ne sont pas sans problèmes. Les difficultés peuvent se situer à des niveaux différents, sinon identiques : problèmes d'écoulement, problème de terre, problème matériel, et financier. C'est pourquoi il m'est difficile de comprendre pourquoi les paysans du Nord ne participent pas à notre revue en nous relatant leurs expériences.
A mon avis on doit dépasser le niveau des publi-reportages des grandes foires et forum par-ci par-là, des visites de leaders paysans à l'Inter-Réseaux. On en a assez vu, assez entendu. On doit être plus réaliste, nous ouvrir au monde extérieur afin de bénéficier des expériences des autres continents. Que lesdits défenseurs des paysans, (associations, ONG, leaders paysans) nous rendent compte de temps en temps de leurs réalisations, c'est ça qui nous fera avancer. Sinon, à mon avis, les grands regroupements inter-Etats, ces grands forums, ne feront qu'installer une nouvelle intelligentsia au sommet des paysans comme les Etats dans les années 70. En tant qu'acteur à la base, je constate toujours avec beaucoup de regret que le paysan africain continue de souffrir comme les paysans des années lointaines.
Diamba Mangane - S/C BNDA-MTI, BP 84 Mopti Sevaré- Mali
Si on n'a pas d'électronique, on n'est pas considéréVous demandez à chaque numéro qu'on vous écrive, mais je vous ai écrit plusieurs fois et une seule fois vous avez dans la Boite aux lettres, fait très partiellement mention d'un article critiquant le microcrédit. Aujourd'hui l'histoire donne raison à ma critique. Même si le dernier éditorial s'intitule " À l' écoute des évolutions ", je constate que vous n'êtes pas à l'écoute du développement, mais que vous fonctionnez pour " le développement selon la coopération française qui ne cherche pas le développement ".
En six ans, l'Inter-Réseaux ne m'a pratiquement pas apporté quelque chose de positif. La " coopération de proximité ", la " MARP " (?) etc., des mots pour cacher une inefficacité qui n'est pas un véritable accompagnement du développement ! Développer une vocation internationale ? Pour se diluer encore plus dans le baratin ! Les membres " actifs " …C'est qui ? Si on n'a pas l'électronique, on ne peut pas être considéré comme membre actif ! Et surtout, il faut avoir des idées " à la mode ", sinon on est ignoré ! ! !
Améliorer son offre de services … qui sera payant ? Valoriser le potentiel des membres actifs … aussi payant ? Bref l'Inter-Réseaux est pour moi plutôt décevant. Il y a des expériences très fructueuses, mais c'est trop décevant de vous les faire parvenir. Avec mes excuses.
André Mathis, SBAM, BP 20336 Lomé, Togo
Réponse : Il arrive en effet que nous ne puissions pas reproduire l'intégralité d'une intervention, tout simplement pour laisser un peu de place aux autres. D'autre part, nous ne pouvons pas privilégier toujours les mêmes membres qui écrivent, sans quoi nous nous exposerions aussi, avec raison, à des critiques. Enfin l'IR expérimente des méthodes de travail avec les nouvelles technologies, mais il a parfaitement conscience que tous n'y ont pas accès. Cependant certains membres se regroupent autour d'un membre connecté pour faire également entendre leur voix. Pourquoi ne pas faire la démarche au Togo ? Il suffit de nous en faire la demande et nous vous communiquerons l'adresse des gens dont vous pourrez vous rapprocher.
Un Grain de sel mensuel et plus de documents pédagogiques
En ce qui concerne ma proposition, il serait peut-être plus intéressant de passer Grain de Sel en mensuel ou tout au moins en bimensuel au lieu du trimestriel. Ensuite l'Inter-Réseaux doit passer à la production (en plus des dossiers et documents de travail édités jusque-là) d'un type pédagogique très pratique et d'application des sujets élaborés, afin de permettre à ses membres et bien d'autres de s'auto-former. Dans ce sens il pourrait même envisager des séminaires de formation pour permettre une véritable appropriation des sujets évoqués. Cela créerait des possibilités d'emploi. C'est aussi ça lutter contre la pauvreté.
A titre d'exemple, le dossier " Formation des responsables paysans " devrait aboutir à la production d'un document pédagogique clef en main, avec à l'appui un séminaire de formation des formateurs. Il en est de même du " Conseil en gestion pour les exploitations agricoles ". En effet, il est question ici d'offrir aux jeunes diplômés du Sud (et pourquoi pas du Nord ) en proie au chômage des outils de travail pouvant les encourager à créer des organismes d'appui développement si nécessaires pour leurs pays (Dieu seul sait combien il en faut et qu'il y a du travail à faire !).
Pour bien me faire comprendre, je cite des sujets que vous avez déjà mentionnés : " Les trois thèmes prioritaires pour la formation d'un responsable " ; " Une formation liée à une filière " ; " Connaître le marché international : cas du Coton ". Ici, il serait bon de partir d'un cas général et de l'appliquer comme modèle à un cas particulier comme le coton permettant ainsi une adaptation aux autres filières. Des condensés d'exemples de formations devaient être également abordés. Ce qui aurait l'avantage d'impliquer et d'intéresser les jeunes diplômés sans emploi dans le Sud à s'investir avec le maximum d'outils pratiques. C'est cela que j'attends aussi du travail sur " l'évaluation " en cours en ce moment. Par exemple, quand on parle des termes de référence, il faut dire ce que c'est. C'est ce que font par exemple INADES-FORMATION et GESTION NORD-SUD.
Olivier OLINGA, BP 3766 Yaoundé, Cameroun
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