PUBLICATIONS
télécharger le fichier texte (format RTF - 243 Ko, 1105 mots, 3 pages)
Accompagner les ruraux dans leurs projets
Etienne Beaudoux, l'Harmattan, 2000
L'ouvrage d'Etienne Beaudoux traite d'une mutation : celle du ‘vulgarisateur agricole’ en ‘accompagnant’. Au-delà des changements de rôles et d’attitudes qu’implique cette mutation, il pose bon nombre de questions sur la révolution à accomplir dans le domaine des institutions d’aide au développement rural pour que ‘les projets des paysans et des entrepreneurs ruraux africains’ deviennent réalité. Un livre indispensable aujourd’hui.
Quatre parties structurent l’exposé qui s’appuie sur des études de cas détaillées. La première retrace les décennies d’après-indépendances, marquées par la mise en place de modèles administratifs ou para-administratifs sécurisants pour les fonctionnaires mais guère motivants pour les ‘vulgarisés’. S’interrogeant sur le travail de formation pour le développement rural, l’auteur note que pour renverser l’ancienne démarche des grands projets d’aide au développement qui partaient d’un point de vue extérieur au milieu, il convient de mettre l’accent sur les ‘projets des gens’.
La deuxième partie invite le lecteur à suivre la construction d’un programme d’accompagnement. Pour conduire son projet, chaque acteur rural doit en effet faire appel à des moyens extérieurs afin de conforter la faisabilité de son idée, rechercher des financements et obtenir divers appuis techniques. L’auteur montre comment de ces besoins d’information/formation/appui/conseil doivent naître des programmes d’accompagnement. Autre point clef souligné, celui du choix d’une méthode de formation adaptée (‘formation-action’ ou ‘formation-développement’) pour permettre aux acteurs d’analyser et de résoudre les problèmes qu’ils rencontrent.
La troisième partie a trait au rôle de la large variété des ‘accompagnants’ : agents salariés du privé ou du public, opérateurs externes, responsables paysans d’organisations professionnelles, fonctionnaires, retraités revenus au pays, élus locaux, etc. L’auteur insiste sur la fonction de ‘suivi-évaluation’ ; outil de pilotage permanent indispensable pour veiller à l’état d’avancement d’exécution du programme, suivre les effets, repérer les anomalies, apporter des corrections et décider des réorientations techniques nécessaires.
La dernière partie présente une analyse critique et stimulante des aspects institutionnels de l’appui au développement rural, dénonçant au passage la virevolte de ceux qui, après avoir misé sur le ‘tout Etat’, s’engouffrent dans le ‘tout privé’.
Un chapitre sur le financement de l’accompagnement aurait été le bienvenu. Le sujet est certes abordé, mais l’auteur dit peu sur les façons de programmer des outils de financement souples, de négocier entre agences d’aide et organisations paysannes ou d’arriver à ce que celui qui reçoit contrôle effectivement celui qui l’aide. Un deuxième champ est relativement peu développé, celui de l’information et de la communication directe entre les paysans eux-mêmes. Deux pages seulement sur ce sujet ne suffisent pas à montrer que le courant habituel (le vulgarisateur convainc le paysan) devra être renversé (le paysan cherche lui-même l’information qui l’intéresse) et non seulement corrigé (l’accompagnant écoute et satisfait les besoins du paysan). Or, ce renversement est l’un des fondements de l’autonomie des porteurs de projet.
D’après une fiche de lecture de Bernard Lecomte du GRAD
Courtiers en développement
Les villages africains en quête de projets,
Thomas Bierschenk, Jean-Pierre Olivier de Sardan & Jean-Pierre Chauveau
Editions Karthala, Paris
La figure de "l'Etat rentier africain" et le comportement de ‘chercheurs de rente’ des élites bureaucratiques et entrepreneuriales sont devenus des lieux communs pour décrire une situation où l'accès au pouvoir et aux ressources économiques dépend étroitement de l'accès aux circuits de l'aide internationale et du contrôle de sa répartition. Les stratégies de mobilisation ou de captation de certaines composantes de cette rente constituent des enjeux essentiels. La mobilisation de l'aide au développement représente une fonction importante pour des hommes politiques qui jouent le rôle de "courtiers en développement" à l'échelle nationale et internationale.
Si ces données sont surtout décrites par les économistes et les politologues, elles ont également des implications sociologiques et anthropologiques liées aux modes de circulation et de redistribution de la "rente du développement" et, en particulier, à sa mobilisation au profit des relations clientélistes qui constituent l'ossature tant des relations sociales internes à la classe bureaucratique que des rapports entre la bureaucratie et les populations.
A partir d’études menées dans divers pays (Sénégal, Bénin, Niger, Togo, Kenya et Rwanda) par une équipe de chercheurs africains et européens, dans une démarche socio-anthropologique, ce livre met l’accent sur ces acteurs sociaux appelés "courtiers locaux en développement", qui n’ont jusqu'à récemment, fait l'objet que de très peu d'études spécifiques. Jouant un rôle d’intermédiaires entre "donateurs" et "bénéficiaires" potentiels de l'aide, ces courtiers représentent les porteurs sociaux locaux de projets; ils assurent l'interface entre les destinataires du projet et les institutions de développement; ils sont censés représenter la population locale, ou en exprimer les "besoins" vis-à-vis des structures d'appui et de financement extérieurs.
D’après une fiche de lecture de Jean-Pierre Chauveau, IRD - L.E.R. Email : J-Pierre.Chauveau@mpl.ird.fr
Créer et gérer un point d’eau pour les troupeaux de son village
Ce guide à l’usage des agents de développements rural en zone sahélo-soudanienne fait partie de la collection Agrodok de la Fondation Agromisa, lié au CTA (Centre echnique de coopération agricole et rurale ). Ses manuels didactiques apportent une information pratique et détaillée aux ruraux du Sud et sont également disponibles en anglais, en espagnol et en portugais. Le sujet traité ici est abordé sous des angles très concrets : décider de la localisation d’un point d’eau dans son village, comment choisir l’emplacement le plus approprié, l’estimation des coûts et de la dimension du point d’eau, les modes de creusement, comment le faire financer et le gérer, etc.
Pour vous le procurer ou demander la liste des publications : Agromisa, Postbus 41, 6700 AA Wageningen, pays Bas. Fax : 31 317 419 178 – Email : agromisa@wxs.nl
Ou bien, à la Librairie du Cirad, TA 283/04, avenue Agropolis 34398 Montpellier cedex 5
Fax 33 (0) 4 67 61 55 47 – Email :librairie@cirad.fr
A signaler également :
Le CDROM FAO–Communication pour le Développement qui se présente comme un outil de compilation de connaissances et d'expériences, s’adressant aux décideurs, planificateurs, éducateurs et vulgarisateurs dans le domaine du développement rural, en faisant une large place aux innovations techniques. Disponible sur : www.fao.org/sd/cddirect/cdpub/intro_fr.htm
Pour vous procurer les Cédérom produit par le CIRAD, allez à l’adresse suivante :
www.cirad.fr/publications/cdrom/cd_som.shtml, ou bien en ligne sur le site du CIRAD (www.cirad.fr) , ou encore à la librairie du CIRAD : librairie@cirad.fr-
Vous y trouverez notamment la collection complète des Cahiers de la Recherche Développement, revue publiée par le CIRAD entre 1983-1999. Ce cédérom propose plus de 4000 pages de texte en français (résumés disponibles en anglais et en espagnol). Rappelons que cette publication a contribué durant 16 ans à diffuser les expériences et les résultats de la recherche appliquée au développement rural dans les pays tropicaux.
Prix : 300 FF – Cirad, Montpellier- 2000
Qui
sommes nous * Sources d'Information
sur le Développement rural * Infos
du réseau
Plan du
site * Grain de Sel - le bulletin
* Publications * Nouveautés
sur le site
Chercher
* Groupes de travail * Trucs
et astuces d'internaute * Ecrivez
nous