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Marketing urbain pour les maraîchers dakarois (1 page - 445 mots)
télécharger le fichier texte (format RTF - 237 Ko)La diversité des habitudes alimentaires des populations des capitales africaines donne des idées aux maraîchers. Daniel Diyombo, conseiller agricole et membre de l'Inter-Réseaux a observé ce phénomène dans la région de Dakar
Les grandes villes africaines avec leurs différentes catégories de population affichent des habitudes alimentaires très diversifiées. C'est ainsi que des légumes de type euro-américains se retrouvent dans l'assiette d'une certaine couche de ménagères :populations locales mais aussi d'origines étrangères, qui apprécient de trouver sur place les produits qu'ils affectionnent chez eux. Des maraîchers explorent ce nouveau créneau qui leur permet d'élargir leur offre de produits.
Entre les ceintures vertes émergent des cultures dites spéciales (fraises; brocolis, asperges, petit pois).Le phénomène n'est pas nouveau mais un peu discret; compte tenu de l'espace mais aussi du déficit d'information en direction des acteurs concernés. A titre d'exemples, les semences ou les plants des espèces cultivées sont importées et celles qui sont disponibles, de même que les intrants, le sont souvent à des prix prohibitifs. Par ailleurs, lorsque des fournisseurs sur place acceptent de passer commande, la durée du trajet peut perturber le calendrier cultural. En effet en climat soudano-sahélien, ces cultures donnent de bons résultats surtout dans la période fraîche de la saison sèche (novembre-février). On remarque un léger mieux avec des variétés hybrides qui peuvent aller jusqu'au mois de juin et même s'adapter à la période pluvieuse.
La majorité des producteurs exploitent des superficies très réduites (0,2 à 0,3 Ha) et pratiquent de la culture associée, rarement de la monoculture. Les techniques rudimentaires observées montre toutefois l'amateurisme des producteurs. Il existe néanmoins des personnes qui font de l'agrobusiness, la récolte étant alors surtout destinée à l'exportation. Quel que soit le segment du marché, les prix obtenus pour ce genre de produits sont très encourageants. Aucun des légumes n'est vendu à moins de 500 f CFA le kilo. Les habitudes alimentaires et le pouvoir d'achat peuvent être des éléments explicatifs.
En aval de la production les supermarchés et les marchés urbains des centres villes représentent les lieux les plus indiqués pour la vente. D'aucuns pratiquent la vente à domicile. Les distributeurs sont surtout les femmes ou les jeunes ruraux que l'on voit aux carrefours des grandes artères. S'il est indéniable que ces produits offrent un créneau intéressant en ville, il faut reconnaître la nécessité d'avoir le maximum d'information avant de s'y mettre. Expatriés et populations aisées, constituent le gros des consommateurs qui s'étendent de plus en plus aux classes moyennes aux habitudes alimentaires plus ou moins occidentalisées.
Daniel Diyombo, conseiller agricole en micro-projets urbains BP 3130 Dakar (Sénégal) - Tél 221 825 23 67
danieldiyombo@hotmail.com
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