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P@ssDev Infos 6/7
Novembre-décembre 2000


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SOMMAIRE

Projets et expérimentation

Une " bibliothèque virtuelle sur le développement rural " hébergé sur P@ssDev.net
DEVENET : projet de plate-forme d'information du RIFOD sur le développement durable au Burkina Faso (www.rifod.org)

NTIC en Afrique

Pour des systèmes d’information à l’usage des organisations de producteurs  en Afrique de l’Ouest : éléments et réflexions.

Outils et conseils pratiques

Le moteur de recherche " GOOGLE "


Projets et expérimentation 

Une “ bibliothèque virtuelle sur le développement rural ” hébergé sur P@ssDev.net

Le programme P@ssDev se propose d’accueillir sur son site portail les pages web d’organisations africaines travaillant dans le secteur du développement rural et produisant des contenus (journal, revue, publications, manuel pédagogique – de vulgarisation,…etc). Elles pourront ainsi publier sur le web une plaquette de présentation, une liste de leurs publications et une sélection de certaines d’entres sous forme de résumé, d’extrait ou de texte intégral. Sont principalement concernés : les organisations de producteurs, les organismes d’appui, les opérateurs et les ONG travaillant dans les domaines de la formation et de l'information.

En ouvrant cette bibliothèque virtuelle, P@ssDev cherche à favoriser la promotion collective de contenus et à créer une dynamique de communication en réseau entre ces organisations (partage d’expériences et de savoir-faire, débats et réflexions sur des thèmes d’intérêt commun) ;

L’hébergement de contenus sur le site P@ssDev.net ne sera que temporaire, la finalité étant que chaque organisation devienne autonome dans la gestion de ses pages web. Pour cela, l’animateur de P@ssDev fournira des conseils “ à distance ” à l’attention de ces organisations sous forme de courriers électroniques personnalisés et de fiches techniques publiées sur le site web.

Ecrivez-nous si vous êtes intéressé ou si vous connaissez une organisation qui pourrait l’être.

DEVENET : projet de plate-forme d'information du RIFOD sur le développement durable au Burkina Faso (www.rifod.org)

Le Réseau d’Information et de formation sur le développement (RIFOD) a initié une plate-forme d'information sur le développement durable au Burkina Faso dénommé DEVENET. Il s'agira d'offrir par l'entremise du web et des cédéroms des contenus interactifs traitant des acquis de la recherche sur le développement durable, qu'ils s'agissent des savoir-faire endogènes, des méthodes, des expériences, des pratiques, des réflexions ou des débats dans plusieurs domaines (agriculture, élevage, eau, environnement, genre et développement). DEVENET sera une passerelle sur le développement durable avec comme objectifs :

>Produire et rendre accessibles aux populations et aux acteurs de développement la documentation technique touchant aux aspects de production, de gestion et de communication à la base ;

>Donner aux acteurs de développement, des outils et des ressources leur permettant de mieux apprécier leur environnement social, économique et institutionnel et de mieux analyser enjeux et défis qui se présentent à eux ;

>Renforcer les capacités stratégiques et opérationnelles des communautés de base en les dotant de méthodes et techniques spécifiques pour initier et consolider tous processus de développement durable ;

>Etendre le champ d'informations produites par les institutions, les organismes et les centres nationaux et internationaux de recherches sur l'Afrique aux communautés de base et partager avec elles, les produits des recherches des informations et de la formation ;

> Offrir un espace d'échanges et de réflexions sur les problématiques de développement durable.

Pour constituer un réseau de personnes ressources intéressées par le sujet et débattre des expériences et réflexions en cours dans ce champ thématique, le RIFOD a organisé fin novembre 2000 un atelier sur le thème “ création de contenus interactifs multimédias sur le développement durable au Burkina Faso ”.

NTIC en Afrique 

Pour des systèmes d’information à l’usage des organisations de producteurs en Afrique de l’Ouest : éléments et réflexions. Gilles Mersadier (animateur du programme P@ssDev / Inter- Réseaux)

[Problématique en forme de constat - Exemples de systèmes d'information à destination des organisations de producteurs - Eléments pour la construction des futurs systèmes d’information]

Cette note a premièrement été présentée lors de l’atelier organisé fin novembre par le RIFOD à Ougadougou. Quelques modifications apparaissent dans cette version pour tenir compte des commentaires recueillis auprès des participants et des personnes rencontrées ensuite au CESAO (Bobo-Dioulasso), au siège de l’INADES-Formation et à l’ANOPA-CI (Abidjan).

A- Problématique en forme de constat

Deux organisations faîtières ouest africaines (au Burkina Faso et au Sénégal) on fait cette année un diagnostic “ prospectif ” de leur stratégie de communication et d’information. Ces travaux, ainsi que ceux du CTA (Axe Information pour le développement agricole et rural) et de la FAO (Département Communication pour le développement), permettent de dresser un premier aperçu des besoins en informations et des outils de communication (supports, médias) mis en œuvre pour y répondre.

A.1 - Des besoins nouveaux en information et en connaissances

Les producteurs d’Afrique de l’Ouest font face à des mutations rapides du contexte politique, économique, social : désengagement de l’état, ajustement structurel, privatisation des filières, spécialisation et professionnalisation des producteurs agricoles. Dans ce contexte, les OP doivent répondre aux sollicitations croissantes de leur base en termes de conseils, de vulgarisation, de formation. Pour cela, elles doivent rechercher des informations qui, à des degrés divers, vont jouer un rôle stratégique dans la bonne marche de leurs activités. Plusieurs thèmes sont privilégiés, que l’on répartit en quatre grands domaines :

> La production / l’exploitation

Techniques, matériels et innovations agricoles (culture, récolte, stockage, conditionnement, transformation,…);
Gestion des ressources foncières, animales et végétales ;
Gestion des intrants, du matériel agricole, des équipements et aménagements ruraux.

> L’économie – le marché

Mécanismes du crédit et des outils de financement (accès, comparaison, contraintes) ;
Processus de commercialisation des produits et d’achats des intrants sur les marchés nationaux, sous-régionaux et internationaux (prix, coût du transport, réseau d’intermédiaires, exportateurs - importateurs,… ).

> Gestion de l’organisation

Législation, réglementation et leçons d’expériences concernant la gestion des activités au sein d’une organisation de producteurs (programmation, gestion, suivi-évaluation, communication).

> Contexte politique et économique

Actions et décisions des gouvernements, des organisations régionales et internationales concernant le développement rural, l’aide au développement et la coopération, la privatisation des filières, la libéralisation des marchés et la mondialisation.

A. 2 - Disponibilité et accessibilité des informations existantes

Si les grandes OP éditent leur propre journal diffusé au niveau national, elles ne disposent que d’une équipe éditoriale restreinte (un journaliste ou un “ communicateur ” parfois aidé par quelques pigistes) qui traite essentiellement l’actualité nationale (plus quelques informations sur le contexte régional et international). Certaines OP ont aussi mis en place des radios et des revues rurales qui touchent un public plus restreint. Aucune d’entre-elles ne dispose actuellement d’un système de communication et d’information lui permettant de répondre seule aux besoins des producteurs.

A l’échelle nationale, des organismes font ce travail dans leurs domaines et secteurs d’activité : services administratifs (planification, recherche, développement), structures des projets de développement, ONG d’appui,…

Au niveau sous-régional, plusieurs organisations d’appui (comme le CESAO, INADES Formation, ENDA GRAF, le SAILD) produisent à la demande des OP, d’un projet ou d’un bailleur, des publications destinées aux acteurs du développement rural (des cadres aux producteurs). Chaque organisme édite sur différents supports (les publications électroniques sont rares) et selon une périodicité variable. Seuls quelques-uns font une véritable promotion (s’ils les diffusent !). Il est donc difficile pour une OP de connaître et d’apprécier ce que produisent les organisations d’appui avec qui elle n’entretient pas de relations.

Au niveau international, des publications électroniques (sites Web, cédérom, lettre d’information, liste de diffusion) et classiques (documents “ papier ”, cassettes, vidéos) sont produites et distribuées par les organisations impliquées dans l’aide au développement. La promotion des ces publications est de plus en plus importante au Sud, par le canal de services d’information spécialisés sur le monde rural et le secteur agricole dans les pays du Sud. (CTA, Agridoc, Ibiscus,…). L’accès aux publications internationales reste difficile pour les OP. Elles peuvent ne pas être touchées par la promotion, être réticentes face aux coûts (achat ou photocopies, transports), ou encore rencontrer des difficultés pour consulter préalablement la publication (via un ordinateur connecté ou un centre de lecture).

A.3 - Atouts et contraintes des outils de diffusion (supports et médias)

Plusieurs types de supports et de médias associés sont depuis longtemps utilisés pour communiquer vers les producteurs ruraux.

> Outils classiques

La radio, média très utilisé et très apprécié, correspond à un support adéquat pour la diffusion généralisée vers les producteurs qui disposent très couramment d’un poste récepteur (ou d’un accès à un poste). Elle ne permet pas d’interaction, ne facilite pas la capitalisation, le commentaire et l’analyse, sauf pour des radios rurales qui travaillent sur des thèmes spécifiques aux producteurs.

La cassette audio est aussi un support permettant de véhiculer le contenu d’émissions ou de programmes spécifiques. Ce support permet entre autre une écoute “ pédagogique ” (passage multiple, arrêt ponctuel pour commentaires, discussions, débats). Peu de contraintes existent pour l’utilisation des cassettes : les magnétophones sont nombreux en milieu rural.

Le document écrit permet d’agréger plusieurs informations sur un même support qui peut être simplement dupliqué et capitalisé. La transmission se fait par plusieurs canaux : fax, poste, transporteur ou simplement porteur.

La contrainte majeure est que l’usage du document écrit est limité aux personnes alphabétisées. Pour celles-ci, la seconde contrainte est l’accès a ces documents : les circuits de distribution sont souvent limités aux capitales et aux grandes villes où sont localisés les librairies, bibliothèques et centres de lecture. Ainsi la presse écrite, les bulletins et documents de vulgarisation (en français et en langues locales) n’atteignent que peu de producteurs.

Le téléphone est très efficace et rapide, quant on peut y accéder et que l’on dispose déjà d’un réseau de personnes ressources équipées. Cela est particulièrement intéressant pour compléter une information, prendre une décision (beaucoup utilisé par les commerçants). Par contre l’information ponctuelle qui est transmise par le téléphone ne permet pas une vision d’ensemble, à moins d’une retranscription écrite synthétisant les informations issues de plusieurs communications.

La télévision est peu utilisée en zone rurale. Le support est pourtant très apprécié (les images captent l’attention), surtout s’il est adapté au public et présenté sur le terrain comme dans le cas de reportages et d’émissions pédagogiques que des animateurs itinérants présentent dans les villages en amenant avec eux le matériel et l’alimentation électrique.

> Outils électroniques

La numérisation d’un texte, d’un son, d’une image ou d’une vidéo permet de concentrer une grande quantité d’information de tous types sur un même support (disquette, mais surtout cédérom) et de la restituer par la suite de plusieurs façons : lecture sur un ordinateur multimédia et transfert vers des supports classiques (cassette audio ou vidéo, papier). D’un faible encombrement et relativement fiables, ces supports peuvent être facilement dupliqués et distribués.

La principale contrainte est de disposer d’un ordinateur et des périphériques adaptés pour la numérisation, la création des supports et la restitution (scanner, cartes son et vidéo, graveur de cédéroms, imprimante). L’acquisition du matériel et des logiciels, la maintenance technique représentent des coûts importants. La formation à l’utilisation de ces outils et à la production de contenu est une autre contrainte importante : en terme de coût et de disponibilité de cursus pédagogiques adaptés (surtout pour la production multimédia).

Le réseau Internet est un outil de communication performant pour transmettre, publier et distribuer des contenus numériques. Il permet ainsi : la mise à disposition rapide de contenus textes et multimédias, la consultation de sources d’information distantes (accès aux serveurs internationaux), l'interaction entre ceux qui produisent les contenus et ceux qui les utilisent, le partage d'informations entre personnes distantes.

Les contraintes sont les mêmes que celles citées ci-dessus pour le matériel informatique, avec en plus la nécessité de disposer d’une connexion au réseau téléphonique, de prendre en charge les coûts importants relatifs à l’abonnement au fournisseur d’accès Internet et à la communication téléphonique permettant la connexion. D’autres contraintes viennent s’ajouter, essentiellement liées aux performances du réseau téléphonique, du fournisseur d’accès et de l’opérateur qui gère le nœud Internet national.

(Voir à ce sujet l’article sur “ Internet en Afrique ” paru dans numéro 15 du bulletin Grain de Sel, en ligne à l’adresse suivante www.inter-reseaux.org/publications/graindesel/gds15/GDS15a12.htm)

B- Deux exemples de systèmes d'information à destination des organisations de producteurs

B.1 - Projet grec de diffusion électronique d’informations agricoles et rurales (FRIENDS) - Acteurs : Union Européenne - Institut Theseus - Union Grecque des Jeunes Agriculteurs (UGJA)

Le projet FRIENDS est un système d'information proposant de nombreux services à un public d'agriculteurs isolés sur l'ensemble du territoire national. L'objectif prioritaire est de répondre aux besoins de ce public afin de tendre vers "une amélioration de sa situation financière". L'ambition est de relier entre elles les organisations nationales du monde rural et de leur permettre une ouverture vers l'Europe.

Le centre du système réunit plusieurs rédacteurs chargés de collecter, de trier et de filtrer les informations venant de différents supports : émissions de radio et de télévision, journaux et publications spécialisées, sources d'informations électroniques, enquêtes et interview sur le terrain.

Ces mêmes rédacteurs vont ensuite mettre en forme les informations retenues pour les éditer au format électronique et les diffuser sur un site Web vers le public ciblé.

Les agriculteurs de l'UGJA ne disposent pas individuellement de l'équipement informatique et de la connexion Internet : ils consultent le site web via 13 points d'accès publics, aménagés pour l'occasion à l'intérieur du pays. Ils peuvent aussi réagir par courrier électronique aux informations proposées et correspondre entre eux.

D'autres personnes utilisent ce système d'information, tout en étant aussi des "producteurs d'informations" : chercheurs, experts, universitaires, agents administratifs en charge du développement rural.

Les opérateurs du secteur sont aussi impliqués : industriels de l’agro-alimentaire, producteurs d'intrants, importateurs et exportateurs, syndicats, organisations d'appui ; ils diffusent sur le réseau des informations sur leurs activités, produits et services.

L'accès à l'information est gratuit dans la première phase du projet (phase pilote), financé par la Commission Européenne. A terme une partie de son fonctionnement devrait être financé par les opérateurs économiques (publicités sur le site web) et les utilisateurs (paiement de certains services par abonnement).

Sources : le site web du projet, uniquement en grec aujourd'hui après avoir longtemps proposé des contenus en anglais (www.agrinet.gr/Ellada/services.html) ; la présentation du projet au groupe Communication pour le Développement de la FAO (www.fao.org/sd/CDdirect/CDan0012.htm)

B.2 - Système de communication électronique régionale en Amérique latine (projets FAO au Mexique et au Chili)

Ce projet a organisé au milieu des années 90 un système fournissant des informations stratégiques aux producteurs sur les sujets suivants : cultures, intrants, prix des produits sur les marchés.

Le montage est caractérisé par une forte participation des bénéficiaires à la base : des enquêtes et des diagnostics préalables ont permis de prendre en compte les besoins en informations et de rechercher une bonne "lisibilité" du support sur lequel elles allaient être transmises : à ce stade on recherche et on teste une mise en forme et un vocabulaire qui soient adaptés et compréhensibles par les bénéficiaires.

Un centre national recherche l'information et la diffuse par courrier électronique à destination d'intermédiaires : des organisations paysannes, des coopératives, des collectivités locales. Ils sont équipés en matériel informatique connecté et formés pour son usage. Ils vont relayer les messages vers la base (individu, association, groupement) qui les reçoivent par fax ou par radio.

La solution est peu coûteuse grâce à l(utilisation de centres secondaires qui amplifient l'information reçue à l'aide de médias classiques pour pallier le manque de points d'accès connectés.

Source: la description du projet sur le serveur de la FAO, dans le chapitre Développement durable, à l’adresse suivante : www.fao.org/WAICENT/FAOINFO/SUSTDEV/CDdirect/CDan0005.htm

C - Eléments pour la construction des futurs systèmes d’information

Les deux exemples présentés, ainsi que les éléments posés dans la problématique, permettent de proposer quelques éléments à prendre en compte pour la construction de systèmes d'information adaptés aux organisations paysannes d'Afrique de l'Ouest.

Deux préalables semblent incontournables :

Diagnostiquer précisément la demande des futurs utilisateurs, sachant qu’ils doivent recevoir une information correspondant à leur statut (cadres, producteurs, femmes, population d'une localité,....), à leur niveau de compréhension et d’éducation, ainsi qu'à l'équipement auquel ils peuvent accéder pour exploiter l'information (ordinateur, téléphone, fax, télévision, radiocassette, centre de documentation, télécentre).

Identifier et caractériser les publications et autres supports existants qui pourraient répondre totalement ou en partie à cette demande. Cela nécessite un effort important de médiatisation et de promotion de la part des organisations africaines qui produisent ces contenus. A l’instar du projet Devenet lancé par le RIFOD et de la bibliothèque virtuelle sur le développement rural initiée par P@ssDev, il serait souhaitable que d’autres initiatives s’attachent à présenter cette “ offre ” dispersée en ciblant des régions ou des thèmes particuliers.

Cela étant, les tâches essentielles de recherche et de traitement de l'information restent complexes à mettre en œuvre; elles se déclinent ainsi :

La recherche d’informations provenant de diverses sources (locales, nationales, régionales, électronique et traditionnelles) et de résultats d'enquêtes ou d'investigations.

L'ajout d'une plus-value à ces données (phase de création de l’information), en les choisissant (après filtrage et vérification), afin qu'elles répondent aux besoins identifiés.

La mise en forme de l'information (texte, tableau, graphique, dessin, élément audio ou vidéo), le choix d'une langue (et du vocabulaire approprié) et du support.

Ces tâches sont facilitées par la concentration de compétences et d’infrastructures adaptées qui se trouvent dans les grandes villes et les capitales. C’est là que peuvent fonctionner des “ pôles de traitement de l’information ” effectuant une partie ou l'ensemble de ces tâches. Les supports classiques produits pourront être transférés sur cédérom pour faciliter la diffusion et l’archivage. Ces pôles devront être installés en priorité au sein d'organisations “ intermédiaires ” comme les OP faîtières et les organisations d'appui, mais aussi dans les sièges des réseaux et des médias spécialisés sur le développement rural, dans les centres de documentation et de formation, dans les bibliothèques.

Les organisations de moindre importance et les individus isolés qui veulent participer à ces tâches ou simplement exploiter les informations sur supports numériques devront utiliser des “ points d'accès public ” équipés d'ordinateurs connectés qui proposent des services de “ bureautique ” (saisie, numérisation, impression), permettent l'exploitation de cédéroms multimédia (lecture, visionnage, impression) et l’accès au réseau internet (web, courrier électronique).

La production de contenus numériques et leur édition sur cédérom ou sur des sites Web devra être accompagnée d’une diffusion vers les personnes et les organisations capables de restituer largement ces informations aux publics ciblés : soit à travers la lecture des contenus multimédias sur un ordinateur, soit en transférant les éléments numérisés qui y sont stockés (texte, son, image ou vidéo) vers des supports classiques qui seront diffusés par d’autres voies.

Conclusion….

Les organisations paysannes peuvent mettre en œuvre des systèmes d’information simples. Elles devront pour cela disposer de compétences pour diagnostiquer la demande, identifier l’offre existante et participer aux tâches de recherche et de traitement en collaborant avec d’autres organisations intermédiaires. S’il est urgent de construire de tels systèmes pour les OP, commençons par envisager et expérimenter des circuits de diffusion permettant de fournir périodiquement aux producteurs des informations répondant à leurs préoccupations. On peut imaginer que beaucoup seront intéressés par des informations sur les marchés des produits agricoles et des intrants (par exemple : coûts des marchandises et de leur transport, opportunités de ventes sur les marchés nationaux, sous-régionaux et à l’international, analyse tendancielle et conseils). Le système d’information mis en œuvre en Amérique du Sud pourrait servir d’exemple, en traitant les informations sur les marchés internationaux accessibles sur le net, en recherchant les informations existantes aux niveaux sous-régional et national, complété par un réseau de correspondants collectant les informations de terrain.


Outils et conseils pratiques 

Le moteur de recherche “ GOOGLE ” www.google.com

Google est un moteur de recherche généraliste issu des recherches menées à l’université de Stanford (USA) et lancé officiellement en septembre 1999. L’outil est apprécié pour sa simplicité d’utilisation, la rapidité des recherches et l’absence de publicités (ce n’est pas à la fois un site portail et un moteur de recherche comme…Altavista). Voici quelques conseils pour son utilisation (Merci à Gonzague).

Paramétrages:

Une fois sur la page d’accueil, cliquer sur le lien “ Google in your Language ” ; une page s’ouvre et dans la liste présentée choisissez “ french ” : vous serez automatiquement dirigé vers une version de Google en français. A droite du formulaire de recherche, l’option “ Préférences ” permet de définir une fois pour toute vos options de langue. Une fois la page ouverte vous accédez aux options suivantes :

> Langue d’interface : sélectionner “ français ” dans le menu déroulant. Ainsi vos prochaines sessions s’ouvriront toujours avec l’interface en français.

> Langue de recherche : cette option permet de limiter les recherche sur le Web à une ou plusieurs langues. Par défaut Google lance la recherche sur toutes les langues possibles du Web ; en cochant seulement certaines cases ( par exemple français et anglais ) vous réduisez votre recherche aux pages rédigées en français ou anglais.

> Nombre de résultats : autorise à paramétrer le nombre de résultats affichable sur chaque page.

Après avoir définis ces paramètres, n’oubliez surtout pas de cliquer sur le bouton “ enregistrer mes préférences ” pour que Google retiennent vos options par défaut.

Recherche avancée:

Ce paramétrage simple peut être utilisé pour chaque recherche : le formulaire vous permet d’affiner précisément et facilement vos investigations sur le web. Contrairement aux options de préférences générales précédentes, ce formulaire n’est valable que pour une recherche particulière. A droite du formulaire de recherche, l’option “ recherche avancée ” vous amène vers un formulaire spécifique avec plusieurs options. “ Recherche de pages contenant ” vous donne le choix entre “le(s) mot(s) ” ou “ l’expression ”. Si vous recherchez des pages sur le développement rural en Afrique de l’Ouest, il est préférable de choisir “ le(s) mot(s) ” pour que Google cherche des pages contenant tous les mots et dans n’importe quel ordre. Plus vous entrerez de mots clés et plus la recherche sera précise. Si par contre votre recherche est plus ciblée du type “ séminaire d’évaluation des OP sénégalaises ”, il est alors préférable de choisir l’option “ l’expression ” : Google cherchera uniquement les pages contenant cette phrase. Selon le même mode vous pouvez exclure des mot(s) ou expressions de la recherche via le formulaire “ exclure les pages contenant ”. Une deuxième section intitulée “ recherche de page spécifique ” est utile une fois que vous avez déjà trouvé une adresse de page web pertinente. La première option “ chercher les pages liées à la page ” permet de connaître les sites web qui pointent vers une page donnée. La seconde option “ chercher des pages similaires à la page ” recherche des pages identifiées par Google comme similaires.

Visualisation et consultation des résultats:

Les résultats sont présentés par ordre de pertinence et chaque titre est suivi d’un extrait du document contenant au moins un des mots recherchés (et pas simplement les premières lignes de la page, comme c’est souvent le cas avec d’autres moteurs). Quand Google trouve de nombreux résultats issus du même site Internet, le plus pertinent est présenté en premier, suivi des autres pages du même site, présentées décalées vers la droite. Google conserve en mémoire une copie des pages indexées. En cliquant sur l’option “ archivée en mémoire cache ” à la suite de l’adresse web, on accède souvent plus rapidement à la version archivée par Google lors de sa dernière indexation. Pour les requêtes relatives à l’actualité il vaut mieux se référer directement à la page choisie.