le monde diplomatique
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En réponse à l’article que nous avons relayé sur le site d’Inter-réseaux (cf. lien suivant), voici une réponse de Monsanto.
Suite à l’’article en date du 15 juin 2010 intitulé « Quand Monsanto vient au secours d’Haïti », M. Philippe Castaing, vice-président Europe-Afrique de Monsanto agriculture France S.A.S a adressé, au titre du droit de réponse, le texte en ligne.
Émeutes de la faim en 2008, risques de famine en 2010... Au-delà de l’urgence, quelles solutions de long terme mettre en œuvre ?
Dans cet article, Jacques Berthelot dénonce la « profonde iniquité » des règles de l’Accord sur l’agriculture (AsA) de l’OMC envers les pays en développement, ainsi que les « tricheries » de la Politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne et du Farm Bill des États-Unis, sur leurs soutiens à l’agriculture.
Selon lui, les pays d’Afrique Subsaharienne ne pourront véritablement se développer qu’à partir du moment où ils pourront mettre en place une protection à l’importation en matière agricole. Une refonte totale des politiques agricoles, basée sur le principe de la souveraineté alimentaire, s’impose (...)
M. Lennart Bage, le président sortant du Fonds international de développement agricole (FIDA), institution dépendant des Nations unies, a déclaré le 18 février que l’offre alimentaire à long terme était incapable de satisfaire la demande et que, rien qu’en 2008, « cent millions de gens ont rejoint les rangs des plus affamés ». Dans ces conditions, l’agriculture est devenue un enjeu stratégique et un pays comme la Thaïlande essaie d’utiliser au mieux son « or blanc », le riz. Quant aux pays importateurs, telle l’Arabie saoudite, ils s’interrogent sur le moyen d’assurer leur sécurité alimentaire et hésitent (...)
En prévision de la diffusion du documentaire de Jean Crépu, « Main basse sur le riz », le 13 avril 2010, Le Monde diplomatique a demandé à Jean-Pierre Boris, coauteur du film, de faire une mise en perspective des thèmes qui y sont abordés : répartition de la production mondiale, dépendance de l’Afrique aux importations, effets de la crise 2008, etc.
« Louer des rizières à des Saoudiens ? Non, ne croyez pas ce qu’écrit la presse internationale. Un tel projet n’a absolument aucun avenir en Thaïlande. Les investisseurs étrangers peuvent peut-être acquérir des terres dans un pays pauvre pris à la gorge, au Cambodge si vous voulez. Mais pas ici. Pas chez nous ! »
Les consommateurs chinois craignent de nouveau pour la santé de leurs enfants. Le ministère de la santé a annoncé l’ouverture d’une enquête, mardi 10 août, confiée aux autorités locales, après que des parents et médecins de la province centrale du Hubei aient constaté un développement prématuré de la poitrine chez trois bébés, signe d’un taux anormalement élevé d’hormones.
Devenu notable dès l’année 2005, le mouvement mondial d’accaparement des terres arables se poursuit inexorablement. Publié le 14 décembre par la Coalition internationale pour l’accès à la terre, un rapport explore le mode opératoire et les conséquences d’une série d’accords commerciaux conclu entre 2000 et 2010, pour un total de 203 millions d’hectares — une superficie équivalente à huit fois la taille du Royaume-Uni. Ses conclusions sont particulièrement inquiétantes, alors que la hausse des prix alimentaires de base provoque déjà, dans de nombreux pays, des émeutes de la faim : — parmi les 78% de (...)
Des poulets élevés en batterie, des tomates en toute saison, des vergers où l’on exploite des ouvrières immigrées… Oui, mais « bio » ! Ou comment un mouvement lancé par des militants soucieux de défendre la petite paysannerie tout en rejetant les logiques productivistes risque de s’échouer sur les têtes de gondole des supermarchés.
Jeudi 4 juin, entre 8 000 et 12 000 paysans haïtiens, soutenus par une vingtaine d’organisations locales et internationales, manifestaient dans la commune de Hinche, au centre de l’île, pour exprimer leur désaccord avec la politique d’« aide » au secteur agricole du gouvernement. En particulier sa décision d’accepter les semences offertes par le géant de l’industrie agronomique Monsanto. La transnationale vient de promettre un don de 475 tonnes de semences, avec leur arsenal de pesticides et d’engrais. Un premier arrivage a déjà été distribué dans des centres pilotes et vendus « à prix réduit » aux (...)