La France Agricole
Articles de cet auteur (6)
La Confédération paysanne a salué mercredi dans un communiqué « le désir affiché par la réunion internationale de Dakar de mieux "réguler les prix des matières premières agricoles" ». Pourtant, le syndicat rejette la proposition faite la semaine dernière par « la double présidence du président du Sénégal Monsieur Wade, et du Momagri » de créer une nouvelle organisation mondiale agricole (OMA).
« Les coopératives offrent un modèle d’entreprise solide, viable et adapté aux besoins des communautés rurales dans les pays en développement », ont souligné l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), le Fonds international de développement agricole (Fida) et le Programme alimentaire mondial (Pam), à l’occasion du lancement à New York de l’Année internationale des coopératives en 2012.
Interview J.-M. Belorgey
Les producteurs de blé (AGPB) et de maïs (AGPM) retiennent du G20 ses encouragements à la production agricole, incompatibles, selon eux, avec un « verdissement » de la Pac. La Confédération paysanne déplore les « fausses solutions et les faibles mesures » décidées à Cannes. Le Modef fait valoir que « la souveraineté alimentaire doit devenir un principe universel de base des politiques agricoles ».
Sébastien Abis, administrateur du Centre international des hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM), nous explique pourquoi selon lui le niveau des importations de céréales, le maïs et le blé entre autres, des pays du Maghreb ne risque pas de baisser dans les prochaines années.
En Afrique du Nord, cinq pays cumulent 2 % de la population mondiale, lesquels absorbent 6 % de la consommation mondiale de blé. Ces pays, à la tête desquels on retrouve l’Algérie et l’Egypte, absorbent en moyenne chaque année entre un sixième et un cinquième des achats mondiaux en blé.
« Le scénario va se (...)
Samba Gueye, président du conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR) du Sénégal, donne sa vision des orientations que devrait prendre la politique agricole mondiale à l’occasion du G20 agricole qui doit avoir lieu à Paris les 22 et 23 juin.
« Il faut mettre en place un tarif extérieur (des matières premières agricoles) qui nous protègent », a expliqué le responsable africain. Car quand les pays riches produisent trop, « ils vendent leur surplus à des tarifs plus bas que les nôtres », se désole-t-il.
Selon le président de l’organisation sénégalaise, il faut « mettre l’accent sur (...)