La croix
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La politique agricole commune version 2013 promet d’être « écologique, équitable et efficace ». Cependant son contenu concret reste à inventer
L’aide d’urgence se déploie au Niger, qui connaît une crise alimentaire. Des responsables associatifs, des économistes et des agriculteurs affinent leur stratégie pour rompre avec le cycle de la malnutrition
L’Afrique profite, avant tout, de la ruée sur les matières premières. Depuis 2003, les pays émergents tirent la croissance mondiale. Leurs usines ont besoin de minerais et de coton. Leurs immeubles et leurs automobiles demandent pétrole et énergie électrique. Leurs supermarchés proposent viandes et produits alimentaires. Résultat, les cours des matières premières s’emballent. Chaque économie cherche à sécuriser ses sources d’approvisionnement. On redécouvre l’Afrique.
Très dépendants des importations, les pays arabes sont vulnérables à la hausse des prix des matières premières agricoles sur les marchés
Eviter la contagion de la révolution tunisienne. Telle est la priorité des pays d’Afrique du Nord. Pour contrôler l’inflation sur les produits alimentaires de base, l’un des points de départ des émeutes qui ont secoué le pays de l’ancien président Ben Ali, la région renforce ses stocks de céréales.
La récolte 2010-2011 devrait atteindre un record cette saison pour le premier producteur mondial de cacao.
La course aux nouvelles terres agricoles est ouverte
Quatre pays ont acquis au total plus de 7 millions d’hectares de terres arables
La production alimentaire mondiale devra augmenter de 70 % pour nourrir l’humanité en 2050 (2,3 milliards d’individus de plus qu’aujourd’hui).
Un milliard de personnes sont actuellement sous-alimentées.
Seules 36 % des terres arables sont effectivement cultivées, soit 1,5 milliard d’hectares sur un total de 4,2 milliards.
(source FAO)
Entretien avec Jean-Luc François, chef de la division développement agricole et rural à l’Agence française de développement (...)
Un an après la crise alimentaire, les chefs d’État ou leurs représentants réunis au sommet de la FAO à Rome ont réitéré leurs engagements « d’éradiquer la faim ». La déclaration finale a réaffirmé le principe d’un « partenariat mondial sur la sécurité alimentaire ». Les ONG dénoncent l’absence d’objectifs concrets, d’un calendrier et de fonds à cet effet.
Si les grands producteurs – États-Unis, Brésil – sont les premiers à tirer bénéfice de la hausse des prix de la fibre blanche, c’est aussi une aubaine pour les exportateurs d’Afrique de l’Ouest