L’express
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A trois jours de son départ, le directeur général de l’Agence française de développement, Jean-Michel Severino, dévoile en avant-première une partie de son rapport. Il dépoussière les idées reçues sur les aides de la France à l’Afrique.
Cet article fait état des tensions actuelles sur les marchés des matières premières. Si certaines causes semblent conjoncturelles (catastrophes naturelles), d’autres sont davantage structurelles : explosion de la demande des pays émergents, spéculation financière, etc. Certains investisseurs en tirent profit, et les risques sociaux, économiques et politiques sont réels. De plus en plus nombreuses sont les voix qui appellent à une régulation renforcée au niveau mondial. Cependant rien ne permet de garantir que ce débat, qui est à l’ordre du jour du G20 sous la présidence française, donne lieu à des (...)
Alors que les achats de terre agricole dans les pays d’Afrique et d’Asie sont de plus en plus inquiétants (45 millions d’hectares achetés en 2009), le Comité de la sécurité alimentaire (CSA) de l’ONU a rejeté l’adoption des « principes d’investissement responsable dans l’agriculture » énoncés par la Banque mondiale et les agences des Nations unies. Un autre projet de directives devrait être soumis au CSA dans un an. Les ONG dénoncent une absence de conscience du caractère urgent de la situation, les achats se poursuivant sans relâche et risquant d’aggraver sérieusement la pauvreté et la faim dans les pays (...)
Le niveau record des prix des denrées alimentaires frappera surtout les plus pauvres sur la planète, augmentant ainsi les risques d’émeutes, de limites aux exportations, d’expropriations de terres agricoles aux mains d’étrangers et ainsi que de nouvelles hausses dues à la spéculation à court terme d’investisseurs.
A Alger, la hausse du prix de l’huile et du sucre a contribué à déclencher une série de manifestations. De nombreux experts craignent le retour des émeutes de la faim qui ont agité l’Afrique en 2008. Car les engagements pris par la communauté internationale et les Etats africains pour relancer l’agriculture dans les pays en voie de développement n’ont pas été respectés.
Face à une sécheresse exceptionnelle et la flambée des prix des matières premières, toute la Corne de l’Afrique est menacée d’une catastrophe humanitaire.Explications.
Dans un contexte de crise économique mondiale, le Rapport 2009 de la CNUCED sur les pays les moins avancés soutient qu’un renforcement du rôle de l’Etat pourrait permettre un développement durable et équitable.
Contre la "logique productiviste", le nouveau ministre de l’Agriculture français, Bruno Le Maire, appelle à inventer un autre modèle alimentaire européen.
Les prix du riz, restés l’an dernier à l’écart de l’envolée des cours des produits agricoles, s’emballent à leur tour sur les marchés, menaçant d’une crise alimentaire les populations les plus pauvres d’Asie et d’Afrique.
Les dirigeants des 48 pays les moins avancés (PMA), de pays donateurs et d’institutions internationales se sont réunis lundi à Istanbul sous l’égide du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, pour bâtir un nouveau plan sur 10 ans d’aide aux pays les plus pauvres de la planète.