Cécile Broutin
Articles de cet auteur (7)
On assiste depuis 15 ans à l’émergence de nouvelles organisations dans les filières agricoles africaines. Les interprofessions, cadres de concertation, comités interprofessionnels ou tables filières, sont autant de formes d’organisations dites « interprofessionnelles » qui sont apparues ces dernières années, notamment en Afrique de l’Ouest. Ces dispositifs, inconnus auparavant, suscitent aujourd’hui un fort intérêt de la part des acteurs économiques des filières agricoles, des décideurs politiques et des partenaires au développement.
Qu’entend-on par organisation interprofessionnelle (OIP) ? Ce terme est (...)
Après avoir examiné les organisations interprofessionnelles (OIP) dans leur diversité, nous soulignerons leurs facteurs de réussite et nous discuterons de leur capacité à participer, à côté de l’État, aux fonctions de régulation des marchés agricoles et alimentaires.
Des dispositifs interprofessionnels variés en fonction des filières et des contextes
En Afrique subsaharienne, on peut distinguer de façon très schématique trois grands types d’OIP suivant les caractéristiques et les enjeux des filières :
les OIP dans les « grandes » filières d’exportation : Anciennement administrées par les sociétés (...)
En Afrique de l’Ouest, la demande en céréales explose, sous l’effet de l’accroissement démographique et du développement des villes. Si la production régionale est elle aussi en augmentation, elle reste toutefois insuffisante, surtout concernant le riz et le blé.
Une place variable des céréales dans les régimes alimentaires. Les céréales occupent une place importante dans l’alimentation des ménages en Afrique de l’Ouest. Chaque année, la région consomme de 62 à 65 millions de tonnes de céréales. Ces chiffres masquent cependant de grandes disparités à la fois dans les proportions et dans les amylacés (...)
Bien que le secteur de la transformation assure une fonction essentielle à l’interface entre l’offre rurale et la demande urbaine, son potentiel reste aujourd’hui sous-estimé par les acteurs du développement. Rares sont les politiques qui prennent la mesure de cet enjeu et soutiennent ce secteur dans sa diversité et selon ses besoins.
Le secteur de la transformation a une place cruciale dans les filières céréalières. Il assure une fonction d’intermédiation entre la production et les marchés urbains et ruraux. Dans un contexte de fort développement des centres urbains, ce secteur permet notamment (...)
Après l’échec de l’industrialisation laitière en Afrique de l’Ouest, de nombreuses mini laiteries se sont développées avec plus ou moins de réussite et ont permis une meilleure valorisation de la production locale. Mais celles ci ont besoin d’améliorer leurs dispositifs de collecte et de distribution pour être plus performantes.
Depuis les années 90, les filières laitières sont une des priorités des programmes de développement de l’élevage en Afrique de l’Ouest. Pourtant, les grands projets industriels des années 60 et 70 avaient connu bien des échecs. L’émergence récente de nombreux systèmes artisanaux (...)
La flambée des prix des produits laitiers sur le marché international a surpris : le lait en poudre écrémé, négocié à environ 2 300 USD la tonne en juillet 2006, atteint 5 000 USD en juillet 2007. Les réactions des secteurs laitiers au Niger et au Sénégal présentent des convergences intéressantes.
Les importations de produits laitiers ont débuté dans les années 70 pour s’accroître et devenir massives de 2000 à 2006 (82 000 tonnes équivalent lait pour le Niger, 250 000 tonnes équivalent lait pour le Sénégal en 2006). La hausse des prix de 2007 a induit au Niger une forte baisse des importations laitières de (...)